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lucien_bely_-_quelques_publications_recentes_sur_les_relations_internationales_a_l_epoque_moderne [2011/03/27 14:42]
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lucien_bely_-_quelques_publications_recentes_sur_les_relations_internationales_a_l_epoque_moderne [2011/03/27 15:26] (version actuelle)
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Alain Lottin a déjà donné en 1968 et en 1979 une édition partielle de ce journal exceptionnel d’un contemporain de Louis XIV. Il en offre aujourd’hui l’édition intégrale. Grâce à A. Lottin, Pierre-Ignace Chavatte, humble tisserand, maître-sayetteur à Lille, est devenu l’un des témoins les plus précieux pour connaître la société ordinaire des hommes, dans un monde où les gens du peuple n’écrivent guère laissant la parole aux ducs ou aux prêtres.  Si l’artisan nous raconte les grands et petits événements de sa ville, son témoignage nous intéresse aussi parce que Lille passe alors de la souveraineté du roi d’Espagne à celle du roi de France. Les historiens ont bien noté que Chavatte n’accueille pas avec enthousiasme le nouveau maître, même s’il raconte en détail le séjour de Louis XIV dans sa ville. L’étonnant, c’est de voir l’écho des événements diplomatiques (l’arrivée de l’envoyé du Grand Turc) ou militaires (la libération de Vienne assiégée par les Turcs en 1683).  Alain Lottin a déjà donné en 1968 et en 1979 une édition partielle de ce journal exceptionnel d’un contemporain de Louis XIV. Il en offre aujourd’hui l’édition intégrale. Grâce à A. Lottin, Pierre-Ignace Chavatte, humble tisserand, maître-sayetteur à Lille, est devenu l’un des témoins les plus précieux pour connaître la société ordinaire des hommes, dans un monde où les gens du peuple n’écrivent guère laissant la parole aux ducs ou aux prêtres.  Si l’artisan nous raconte les grands et petits événements de sa ville, son témoignage nous intéresse aussi parce que Lille passe alors de la souveraineté du roi d’Espagne à celle du roi de France. Les historiens ont bien noté que Chavatte n’accueille pas avec enthousiasme le nouveau maître, même s’il raconte en détail le séjour de Louis XIV dans sa ville. L’étonnant, c’est de voir l’écho des événements diplomatiques (l’arrivée de l’envoyé du Grand Turc) ou militaires (la libération de Vienne assiégée par les Turcs en 1683). 
-==  +== La France face aux crises et aux conflits des périphéries européennes et atlantiques du XVIIe au XXe siècle, sous la direction d’Éric Schnakenbourg et Frédéric Desberg, PUR, Rennes, 2010, 221 p. ==
-La France face aux crises et aux conflits des périphéries européennes et atlantiques du XVIIe au XXe siècle, sous la direction d’Éric Schnakenbourg et Frédéric Desberg, PUR, Rennes, 2010, 221 p. ==+
Cet intéressant recueil d’études comporte un article d’Éric Schnakenbourg sur les tentatives de médiation dans les conflits entre Suède et Pologne en 1629 (trêve d’Altmark), en 1660 (paix d’Oliva) et de façon plus sporadique au début du XVIIIe siècle. Cet article s’interroge sur la pertinence de la notion de périphérie pour étudier l’action diplomatique, la préférant à celle de marge. Cet intéressant recueil d’études comporte un article d’Éric Schnakenbourg sur les tentatives de médiation dans les conflits entre Suède et Pologne en 1629 (trêve d’Altmark), en 1660 (paix d’Oliva) et de façon plus sporadique au début du XVIIIe siècle. Cet article s’interroge sur la pertinence de la notion de périphérie pour étudier l’action diplomatique, la préférant à celle de marge.
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Guido Candiani offre ici une somme de savoir érudit, fondé sur des sources de première main et livre un travail d’une grande ampleur et d’une remarquable rigueur. En analysant d’abord les données de la puissance navale de Venise, G. Candiani étudie la reconstruction de la flotte après la prise de la Crète par les Turcs et la constitution d’une flotte de bataille  (1675-1683). Guido Candiani suit avec une grande précision les opérations de la première guerre de Morée (le Péloponnèse) qui permet à Venise de s’emparer de ces territoires sous domination turque. Elle les perdit en 1715 lors de la seconde guerre de Morée. Cette reconstitution à la fois minutieuse et ample des entreprises navales de Venise permet de mesurer d’une part que la République reste une grande puissance, d’autre part qu’elle ne peut pas durablement regagner du terrain sur l’empire ottoman à la différence de l’Autriche qui conduit une reconquête définitive en Hongrie et au-delà. Guido Candiani offre ici une somme de savoir érudit, fondé sur des sources de première main et livre un travail d’une grande ampleur et d’une remarquable rigueur. En analysant d’abord les données de la puissance navale de Venise, G. Candiani étudie la reconstruction de la flotte après la prise de la Crète par les Turcs et la constitution d’une flotte de bataille  (1675-1683). Guido Candiani suit avec une grande précision les opérations de la première guerre de Morée (le Péloponnèse) qui permet à Venise de s’emparer de ces territoires sous domination turque. Elle les perdit en 1715 lors de la seconde guerre de Morée. Cette reconstitution à la fois minutieuse et ample des entreprises navales de Venise permet de mesurer d’une part que la République reste une grande puissance, d’autre part qu’elle ne peut pas durablement regagner du terrain sur l’empire ottoman à la différence de l’Autriche qui conduit une reconquête définitive en Hongrie et au-delà.
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-Elisabetta Farnese, principessa di Para e regina di Spagna, sous la direction de Gigliola Fragnito, Rome, Viella, 2009, 404 p. ==+== Elisabetta Farnese, principessa di Para e regina di Spagna, sous la direction de Gigliola Fragnito, Rome, Viella, 2009, 404 p. ==
Une série d’études sur cette reine d’Espagne, seconde femme de Philippe V, petit-fils de Louis XIV, dont la place dans les relations internationales est essentielle au XVIIIe siècle : elle permet à l’Espagne de reprendre pied en Italie en y installant deux branches de la maison de Bourbon, d’une part à Parme, d’autre part à Naples et en Sicile. Une série d’études sur cette reine d’Espagne, seconde femme de Philippe V, petit-fils de Louis XIV, dont la place dans les relations internationales est essentielle au XVIIIe siècle : elle permet à l’Espagne de reprendre pied en Italie en y installant deux branches de la maison de Bourbon, d’une part à Parme, d’autre part à Naples et en Sicile.